jeudi 21 août 2008

The end (la fin de la route)


Aaaaahhhh, ça fait du bien de retrouver ce bon vieux clavier azerty. Ca va être le grand retour des accents, cédilles et autres apostrophes.
Bon, voilà, ce voyage est terminé. Et quand je dis terminé, je veux dire terminé pour toujours : l'AX a bravement attendu qu'on soit confortablement installés à l'ombre d'un parking de supermarché de Budapest pour nous signifier que pour elle c'était la fin de la route. Bien entendu c'était le jour de la fête nationale de l'état hongrois et absolument tout était fermé donc pas d'autre choix que de se faire rapatrier puisque le technicien dépêché par l'assurance nous avait déclaré :"it's over, motor is down. I'm sorry".
Après un tri sommaire de nos affaires (on pouvait bien sur pas ramener par avion tout le barda qu'on avait réparti un peu partout dans la voiture), on a vu partir un peu émus l'AX sur la plate forme du remorqueur. Elle ne reverra jamais la mer.
Merci mon cher frère de m'avoir filé tes enceintes JBL, mais j'ai une mauvaise nouvelle, j'ai pas eu le temps de les démonter. ni l'autoradio, d'ailleurs (ben oui on se trimballe pas avec les pinces spéciales antivol sur soi). Ni l'ampli, ni les elliptiques de la plage arrière, bref fini le gros son. Ni les jantes allu, ni l'aileron acheté si cher sur ebay, ni les stickers flammes, ni le volant moumoute. Tout ça c'est du passé. excusez moi chui crevé.

Je voudrais donc vous poser une dernière question : Au secours !

mardi 19 août 2008

Borderline !




On quitte la Bucovine avec l'idee d'aller passer la frontiere moldave pour voir un peu commment c'est "de l'autre cote" de la barriere. On va donc vers Iasi, ville frontiere, en tracant a l'est. La chaleur est insoutenable dans l'ax. En effet on a appris qu'une canicule etait annoncee dans cette partie de la roumanie pour les jours suivants. De plus il faut savoir que les kilometres sont tres tres longs en roumanie (routes a une voie, defoncees, blindees de routiers, de poules de vaches, de chevaux de carioles de vieux qui traversent sans regarder...). Bref on met 8h pour faire 300 bornes. Il fait plus de 50 degres dans l'ax. Iasi est une vile abominable constituee exclusivement d impasses et de routes a sens uniques. On va dans une agence de voyage prendre des renseignements sur la moldavie. la fille qui nous recoit nous conseille d'aller plutot nous jeter direct dans le prut (prononcer prout, c'est la riviere du coin) que d'aller la bas. En gros c'est trop dangereux pour nos gueules d'occidentaux si on connait pas un parrain de la mafia mmoldave. qd on sort effondres de son bureau climatise, c'est a peu pres comme si on entrait dans un four a pizza. il fait plus de 60 degres dehors...
On renonce a la moldavie et on reprend la route pour le delat du danube. on est pris par la nuit et on doit faire halte dans la ville la plus glauque de roumanie. On hesite entre l hotel a putes ("hostel intim, neons verts, sonnez ici pour payer votre chambre a l'heure) ou le plan coupe gorge qu'un mec chelou nous propose : on se retrouve dans un espece de pseudo bordel avec un allemand bedonnant et shoute, qui nous dit que "shaitan" (satan) est dans le coin. on a eu peur pour nos vies. Du coup, comme on s'en sort vivant (en courrant) on se paye l hotel le pluus cher de la ville.
le lendemain, quand on prend la voiture il fait plus de 65 degres et il est meme pas encore 9h. le goudron commence a fondre et la route est jonchee de gens morts. a un moment greg se sent pas tres bien. il nous fait un bon malaise dans le bar ou on s est mis a l'abris au frais. le marabou du village le ranime grace a des incantations mysterieuses, plus un massagedes avants bras au vinaigre et au savon qui a le merite de faire aussi epilation. un peu amoindris on hesite a appeler l'helico mais on est si proche de la mer noir que ca serait con de pas y aller maintenant qu'on a fait tout ce trajet...
alors on decide d y aller. Etape a tulcea ou on se remet de nos emotions. Le lendemain c est une misere noire pour comprendre comment fonctionne le systeme de billets pour es bateaux pour aller dans le delat du danube. il fait maintenant plus de 80 degres au soleil et la mer noir commence a s'evaporer. On reussi a prendre un bateau a l'arrache sur lequel on recontre un couple franco roumain super sympa avec qui on va rester pour les jours aui suivent. Du coup les jours suivants on se laisse un peu porter. c'est tellement plus simple qd on fait equipe avec le plus grand des magouilleurs roumains de la terre. en 2 minutes tout est organise : la location de la chambre pour les nuits qui viennent, l'excursion sur le delta... Ca fait du bien de se poser un peu apres toute cette route. On se baigne evidement dans la mer noire. on boit des litres et des litres de biere avec nicu, un roumain qui est flic et picole a longueur de temps. A la plage il a le style : il garde sa thune dans son slip.
En tout cas le Delta du Danube c'est magnifique, on a envie d'y revenir avec pus de temps pour parcourir les canaux et les lacs interieurs. A bons entendeurs....
La temperature commence a baisser doucement et on va pouvoir reprendre la route retour. On est a 3000 bornes de la maison. Les deux jours suivants sont essentiellement de la route. Etape a brasov puis Oradea d'ou on ecrit ce dernier post. Demain Vienne avec la visite du chateau imperial. Et ensuite il nous restera deux jours pour parcourir les 1500 bornes qui nous separent de la maison.

35 jours, 9000 km, 9 pays traverses et/ou visites, des centaines de personnes rencontrees, 1650 photos, 78 litres de bieres bus (chacun), quelques kilos en moins (sauf pour julie), plein de souvenirs et l'envie de repartir des qu'on pourra.

jeudi 14 août 2008

Les monasteres peints de Bucovine





Apres Sighisoara, ville natale de notre ami dracula (en realite un moustachu qui aimait empaler les autres moustachus, Vlad tepes pour les intimes), on met le cap vers le nord est pour aller admirer les splendides monasteres peints de bucovine. Apres plusieurs annees. l'emotion est intacte : impossible de ne pas etre emu par ces eglises aux formes biscornues, dont la totalite de la surface interieure et exterieure est couverte de fresques illustrant des scenes de la bible. ces peintures ont 500 ans et les couleurs sont toujours aussi vives. Incroyable et magique.
Quelques anecdotes de route roumaine : julie s'est fait arreter par les keufs locaux pour exces de vitesse. paf ! 2 points en moins. On a failli se farcir un chat qui n'en a rechappe que par miracle. On a failli aussi defoncer deux ou trois carioles de foin geantes de nuit. Parce que de nuit ben les carioles ont les voit que quand on est deja dedans en fait... on fini par s'habituer a devoir ceder le passage aux vaches qui tout a coup decident de traverser la nationale (celle de la photo s'en est sorti de justesse, le routier arrivait a fond, il a claxonne, sans freiner, et marguerite s'est poussee tranquillement. C'est passe a quelques millimetres.)
Ah oui on a fait escale aussi au lac rosu, d'ou emergent d'enigmatiques troncs d'arbres...

lundi 11 août 2008

du maramures a la transylvanie






apres l epreuve la plus penible de tous le voyage (70 km de piste rocailleuse, cote a peu pres 4a en escalade a 10km/h soit 6 heures pour y arriver) on se fait le plus beau camping de tous les temps (sauvage evidement) sur le plateau de padis. on aura tout eu : des troupeaux de cheveaux qui veulent pas se pousser de la route, des impasses de 5km ( et hop ! 1 heure dans la vue pour faire la route en sens inverse). on a frise le rappatriement en helico, a bout de nerfs, la peur que l ax nous lache a 10 heures du soir en pleine foret infestee de loups, d ours enrages et de vampires.
Finalement on se marre bien maintenant en y repensant meme si on serre les fesses pour pas qu' une roue se detache quand jul fait des depassements a la roumaine (par l'interieur, sur la bande d'arret d'urgence). heureusement on croise toujours plein d eglises pour poser nos cierges. on s est meme fait heberger par des moines chelou (qui ont hesite parce au on etait pas orthodoxes).
traversee eclair de cluj napoca ville hideuse s'il en fut, mais parait -il tres accueillante. tant pis, on prefere tracer a hunedoara pour aller voir un superbe chateau du moyen age.
on croise plein de cigognes sur les poteaux telephoniques.
On est maintenant dans le pays saxon de la transylvanie, ou on voit plein d eglises fortifiees dans lesquelles on peut monter dans le clocher pour voir la vue incroyable sur les vallees transylvaines. On y trouve malheureusement beaucoup de camarades du pays d'outre rhin (pays "saxon") mais ils sont sympas et accueillants (meme s'ils mettent des chaussettes blanches dans leurs sabots).
visite de Sibiu, superbement renovee, il faut bien le reconnaitre. Par contre sighisoara, ville natale de dracula, est ravagee par le tourisme : banderoles cheaps, parasols heineken omnipresents sur les terrasses qui ont rempli les ex jolies placettes gothiques, baraques a touristes pour vendre des figurines de dracula hideuses. On est un peu deg, mais c est pas grave, on se rattrapera sans doute dans le delta du danube puis en bucovine sur le chemin du retour.

lundi 4 août 2008

maramures : suite








quelques photos encore, on a du mal a choisir.
Notez que greg a retrouve une vieille connaissance...6 ans plus tard elle est toujours la, meme sourire, meme energie...

samedi 2 août 2008

vers le far-east : de tokaj au maramures




On voit qu on arrive au coeur du probleme lorsque la route commence a etre emmaillee de statues communistes menacantes. Nous voila dans le maramures, la campagne montagneuse de roumanie, le seul endroit de ce pays qui semble avoir garde intacte son authenticite. la on trouve, en vrac : des vieilles et des vieux (generalement sur un village entier on doit compter a peu pres 21 dents pour tous les habitants reunis), des "toalets", des "coafors" et des fois on peut aussi trouver des croassants. On y trouve surtout de l eau de vie dite tsuica qui debouche les chiottes (a la turque) comme on dit chez nous. parlons donc des toalets : c est une epreuve de tous les jours, un trou dans une planche dans une cabane au fond du jardin, entre l etable et la porcherie. C est dans son jus comme on dit par chez nous. les habitants sont tout simplement genialement sympas et accueillants, d'une generosite qui depasse toutes nos conceptions occidentales, c en est parfois meme derangeant. on communique par le langage de signes et des sourires (sans dents, donc), et puis apres quelques chopines de tsuica ca se passe tres bien. Dans le maramures on commence a voir des voitures de touristes, mais on reste encore assez seuls et tous les habitants, assis devant leurs maisons aux magnifiques portails de bois sculptes, nous regardent passer avec une grande curiosite.
Parlons de la route : elles n'existent pour ainsi dire pas. tous les jours on va allumer des cierges dans les incroyables monasteres tout en bois pour que l ax tienne le coup. sans mentir, on s est tape des chemins avec une pente a 5 % avec des ravines de 50 cm de profondeurs et des rochers en plein milieu du chemin, ca touche parfois dessous avec un bruit inquietant, mais pour l instant ca continue a rouler (pour combien de temps encore ?). parfois on descend pour pousser pendant que des carioles (omnipresentes, sur les chemins, les routes, les nationales, en ville....) nous doublent en rigolant.
Sinon, sur les parties goudronnees, les roumains conduisent leurs logan comme des bargeots, ils depassent a 120 a l'heure dans les virages, les montees sans visibilite, avec des charettes et des poules au milieu du chemin, rien ne les arrete.
mais a part ces legers inconvenients, les paysages et les monasteres vieux de 500 ans sont tout simplement merveilleux. Les photos parlent d elles memes...
Pour info, la biere est desormais a 60 centimes d euros, on peut manger et dormir gragra si on va taper a la porte des villageois, mais on prefere payer un peu pour ne pas se sentir trop genes. on ne boit jamais leau du puis mais on ne refuse jamais la tsuica ou la palinca (de toutes facons, ils refusent qu on refuse).

mercredi 30 juillet 2008

Budapest






Sur la route pour Budapest, on realise un exploit supreme :
on reussi a se faire echanger les tapis de sol autogonflants qui commencaient a nous gonfler serieux. En effet depuis quelques jours des hernies de type "balloon" avait fait leur apparition a divers endroits des matelas, rendant le sommeil plus que chaotique. Et ben on a reussi avec deux trois mots de hongrois a expliquer tout ca a la responsable du decathlon budapest et a les echanger contre des tapis de sol flambant neufs, et sans avoir les tickets de caisse en plus!
Ensuite on trouve direct le meilleur plan logement de Budapest : chambre dans les universites vides l'ete. On loue des velos pour visiter la ville qui est proprement immense. une chaleur d'enfer, toujours des bieres a 7F, des jolis immeubles, une ville vraiment cool.
On est quand meme bien fatigues de tout ce velo et cette marche a pied. je crois que demain on va se faire un petit break aux bains turcs.
On reussi a tromper la vigilence du gardien des catacombes de budapest (sans le faire expres d'ailleurs) et a entrer gragra.
Visite du quartier juif, du chateau de Buda. degustation de patisseries excellentes. Le paprikawhopper est top. tout va bien pour l'instant, on apprehende la suite du voyage : la roumanie sera t elle a la hauteur de la hongrie ? Au moins il y aura peut etre moins de moustachus.